Formation prévention de la violence en psychiatrie
Formation prévention de la violence en psychiatrie
Formation prévention de la violence en psychiatrie : désescalade, protection et cadre légal en santé mentale
En unité d’hospitalisation, aux urgences psychiatriques, en UMD ou en CMP, les équipes affrontent l’agitation, la menace et parfois le coup. Cette formation prévention de la violence en psychiatrie d’une journée s’adresse aux infirmiers, aides-soignants, ASH, cadres de santé et agents de sécurité des services de psychiatrie adulte et infanto-juvénile, mais aussi aux structures médico-sociales accueillant des troubles psychiques. Elle couvre l’évaluation du risque, la désescalade verbale, l’intervention en équipe, le cadre légal de l’isolement et de la contention, puis le signalement et le débriefing.
La différence CIDFP tient au formateur qui anime : un instructeur de self-défense spécialisé en contention et en techniques de défense, qui traite aussi le cadre légal de l’intervention, la protection de l’agent, puis les réflexes de l’après-incident. Plus de la moitié de la journée se passe en ateliers et en simulations d’intervention à plusieurs, construits sur vos situations. Chacun repart avec une grille d’évaluation du risque, une fiche réflexes de désescalade et un modèle de signalement. La journée se prolonge par la formation contention physique ou la gestion de l’agressivité des patients.
Public ciblé
- Infirmiers, aides-soignants et ASH de psychiatrie adulte et infanto-juvénile
- Équipes des urgences psychiatriques, des unités fermées, des UMD et des CMP
- Cadres de santé, responsables d’unité et équipes de nuit
- Agents de sécurité et agents d’accueil des établissements de santé mentale
- Professionnels des structures médico-sociales accueillant des troubles psychiques
Prérequis
- Aucun prérequis technique
- Aucune aptitude physique particulière : les gestes de protection restent accessibles à tous
- Une tenue confortable, car la journée comporte des simulations d’intervention en équipe
- Un questionnaire préalable recense les incidents vécus dans le service
Objectif(s) de la formation
- Évaluer le risque de violence chez un patient agité et repérer les signes précurseurs
- Désamorcer une crise par la désescalade verbale et le positionnement en équipe
- Se protéger et intervenir à plusieurs dans le respect du cadre légal
- Signaler, débriefer et prévenir l’épuisement après un incident
- Description
- Informations complémentaires
- Avis (0)
- Modalités
- Financement
Description
Formation prévention de la violence en psychiatrie : désescalade, protection et cadre légal en santé mentale
– Comprendre la violence en psychiatrie
- Distinguer l’agitation liée à la pathologie, la violence réactionnelle et le passage à l’acte prémédité.
- Repérer les facteurs de service qui alimentent la tension, notamment la promiscuité, le bruit, l’attente, les effectifs et les soins sans consentement.
- Suivre le cycle de l’escalade, car l’équipe participe souvent sans le vouloir à la montée en tension.
- Analyser les situations vécues par les participants, par exemple en unité fermée, aux urgences psychiatriques, en CMP ou en structure médico-sociale.
– Évaluer le risque et prĂ©venir avant la crise
- Utiliser une grille d’évaluation du risque de violence et repérer les signes précurseurs chez un patient agité.
- Organiser l’unité afin de réduire les tensions : circulation, chambre, espaces communs, temps d’attente.
- Transmettre l’information utile entre équipes de jour et de nuit, car un antécédent oublié se paie cher.
- Atelier : appliquer l’échelle d’agitation, premiers gestes de contention puis à des cas rapportés par les participants.
– DĂ©sescalade verbale et positionnement en Ă©quipe
- Ajuster la distance, la posture, le regard et la voix face à un patient agité en santé mentale. Comment maîtriser la personne agitée sans blesser ?
- Écouter, reformuler, proposer une alternative, puis poser une limite claire sans humilier le patient.
- Répartir les rôles lorsque l’équipe intervient : un seul interlocuteur, un observateur, un renfort, une porte de sortie.
- Mises en situation filmées, par exemple un refus de traitement, un retour de permission difficile ou une menace en salle commune.
– Se protĂ©ger et intervenir en Ă©quipe dans le cadre lĂ©gal
- Gestes de protection, self défense et dégagements simples en cas de saisie, de coup ou de morsure, sans technique de combat.
- Intervenir à plusieurs sur un patient agité, avec un rôle par soignant et un objectif de sécurité, non de maîtrise.
- Isolement et contention en dernier recours : décision médicale, durée, surveillance et traçabilité, présentés à titre général.
- Légitime défense, proportionnalité et protection de l’agent, avec l’éclairage du formateur, à titre général.
– Après l’incident : signaler, dĂ©briefer, soutenir l’équipe
- Signaler l’événement : fiche d’événement indésirable, ONVS, déclaration d’accident de service, puis plainte si besoin.
- Conduire un débriefing d’équipe à chaud puis à froid, à l’aide d’une trame simple.
- Repérer le stress post-incident et l’épuisement des équipes, afin d’orienter vers le bon soutien.
- Atelier : rédiger une fiche d’événement indésirable, puis tirer trois mesures de prévention pour l’unité.
Formats : inter, intra et sur-mesure, en présentiel
La formation prévention de la violence en psychiatrie dure 1 jour (7 h) et se déroule uniquement en présentiel, car l’intervention en équipe et les gestes de protection se travaillent dans la salle, avec l’instructeur. La session inter réunit des soignants venus de plusieurs établissements, ce qui permet de comparer les organisations d’unité.
La session intra se tient dans votre service de psychiatrie, aux urgences psychiatriques, en UMD ou en structure médico-sociale, à partir de vos propres incidents. Le format sur-mesure ajuste ensuite la journée à un public précis, par exemple la pédopsychiatrie ou l’équipe de nuit, puis ajoute si besoin une demi-journée de mises en situation supplémentaires.
Compléter cette journée
Pour la relation avec les patients et les familles hors psychiatrie, la formation gestion de l’agressivité des patients couvre l’accueil et les urgences générales. Sur le geste technique, la formation contention physique approfondit l’immobilisation encadrée, tandis que la formation self-défense en milieu hospitalier travaille la protection individuelle du soignant.
Passez à l’action
Vous souhaitez former une unité de psychiatrie ou une équipe médico-sociale ? Contactez le CIDFP afin d’organiser une session intra ou de recevoir les prochaines dates inter. Découvrez aussi l’ensemble de nos formations et qui nous sommes.
Les repères juridiques sont présentés à titre général, à vérifier selon les textes en vigueur.
Formations liées à découvrir : gestion de l’agressivité des patients, contention physique, techniques d’immobilisation et gestion de la violence, self-défense et gestion de la violence en ESSMS, ainsi que médiation secteur hospitalier.
Ce programme de formation a été mis à jour le 14 septembre 2026
Informations complémentaires
| Niveau | Débutant |
|---|---|
| Durée | 1 jour |
| Lieu | Inter, Intra, Sur-mesure |
- Explications accessibles sur la violence en psychiatrie et sur le cadre légal, illustrées de cas de service
- Démonstrations de posture, de distance et de dégagement par l’instructeur
- Ateliers pratiques et simulations d’intervention en équipe (plus de 50 % du temps) : chambre, salle commune, couloir, accueil
- Évaluation du risque sur vidéo, jeux de rôle de désescalade, rédaction d’une fiche d’événement indésirable
- Quiz de positionnement, quiz final et temps d’échange sur les incidents vécus
- Livrables : grille d’évaluation du risque, fiche « 5 réflexes de désescalade », mémo du cadre légal isolement-contention, modèle de signalement, plan d’action d’unité
- Instructeur de self-défense (krav maga) formé au cadre légal de l’intervention, expérimenté en psychiatrie et en médico-social
- Repères pratiques pour l’après-incident : débriefing d’équipe, fiche réflexes, orientation d’un collègue vers la médecine du travail ou la cellule d’écoute de l’établissement
- Cadre juridique traitĂ© par ce mĂªme formateur : isolement et contention, lĂ©gitime dĂ©fense, protection de l’agent, Ă titre gĂ©nĂ©ral
- Présentations illustrées, vidéos de situations et démonstrations commentées
- Exercices tout au long de la journée : évaluation du risque sur vidéo, simulation d’intervention à plusieurs, atelier « qui fait quoi », rédaction d’un signalement
- Quiz de positionnement en début de session et quiz final, supports et fiches remis à chaque participant
- Temps d’échange en fin de journée et assistance post-formation par courriel
La formation est finançable via l’ANFH pour les établissements publics de santé, l’OPCO Santé pour le secteur privé et le plan de développement des compétences. Le CIDFP, organisme certifié Qualiopi, vous accompagne dans le montage du dossier.
Dates & lieux
Vous pouvez tout de mĂªme nous proposer une pĂ©riode ou demander Ă Ăªtre recontactĂ©.
Pourquoi choisir cette formation ?
Les services de psychiatrie concentrent une part importante des signalements de violence recensés dans les établissements de santé. Former une unité entière à la prévention de la violence en psychiatrie réduit les passages à l’acte, sécurise les soignants et limite le recours à l’isolement.
- Une journée construite sur les situations de santé mentale, non un module générique de gestion des conflits
- Des formateurs de terrain, instructeurs de self-défense spécialisés en contention et en techniques de défense, qui traitent aussi le cadre légal
- Le cadre légal expliqué simplement, notamment l’isolement et la contention en dernier recours et la traçabilité attendue
- L’intervention en équipe travaillée en simulation, avec un rôle pour chaque soignant
- Un organisme certifié Qualiopi, finançable par l’ANFH, l’OPCO Santé ou le plan de développement des compétences
Résultat attendu : une unité capable d’évaluer le risque, de désamorcer une crise à plusieurs, puis de signaler et de débriefer chaque incident.
Foire aux questions
La formation prévention de la violence en psychiatrie s’adresse à toutes les personnes qui travaillent auprès de patients présentant des troubles psychiques : infirmiers, aides-soignants, ASH, cadres de santé, agents de sécurité et agents d’accueil. Elle concerne la psychiatrie adulte comme la pédopsychiatrie, mais aussi les urgences psychiatriques, les unités fermées, les UMD, les CMP et les structures médico-sociales qui accueillent des troubles psychiques. En intra, une unité entière se forme sur 1 jour (7 h), ce qui permet de définir ensemble qui fait quoi lorsqu’un patient agité met l’équipe en difficulté. Les équipes de nuit y trouvent une place particulière, car elles interviennent souvent en effectif réduit. Aucun prérequis n’est demandé ; un questionnaire préalable recense les incidents vécus dans le service afin d’ajuster les simulations.
Les trois journées se complètent sans se recouper. La formation gestion de l’agressivité des patients traite l’accueil, les admissions et les urgences générales, avec des tensions liées à l’attente, à la douleur ou à la famille. La formation contention physique se concentre sur le geste d’immobilisation et sur sa sécurité. La formation prévention de la violence en psychiatrie part, elle, de la clinique en santé mentale : agitation liée à la pathologie, soins sans consentement, vie d’une unité fermée, intervention à plusieurs. Elle couvre également le cadre juridique de l’isolement et de la contention, puis le débriefing d’équipe. Beaucoup de services combinent cette journée avec la contention physique afin de travailler le raisonnement, puis le geste.
Oui. Les programmes nord-américains de prévention de la violence en santé mentale reposent sur quelques principes : évaluation du risque, désescalade verbale, intervention coordonnée en équipe, recours à la contrainte en dernier recours, puis débriefing. La formation prévention de la violence en psychiatrie du CIDFP reprend ces principes, mais les inscrit dans le droit français et dans les recommandations de la Haute Autorité de santé sur l’isolement et la contention. Les mises en situation utilisent le vocabulaire, les procédures et les circuits de signalement des établissements français, notamment la fiche d’événement indésirable et l’ONVS. Le format tient sur 1 jour (7 h), ce qui reste compatible avec l’organisation d’une unité, sans immobiliser une équipe plusieurs jours.
La journée travaille d’abord le repérage : agitation motrice, débit de parole, regard, poings serrés, refus de traitement, montée du ton. Vient ensuite le positionnement : garder une distance suffisante, se placer de biais, laisser une porte de sortie au patient comme à soi, baisser la voix plutôt que la hausser. Un seul soignant parle, tandis que les autres restent visibles sans encercler. La désescalade passe par l’écoute, la reformulation, une proposition concrète et une limite claire, sans humilier ni menacer. Les participants s’entraînent sur des scènes filmées, par exemple un retour de permission difficile ou une menace en salle commune. Chacun repart avec une fiche « 5 réflexes de désescalade » utilisable dès le retour en unité.
Les repères suivants sont prĂ©sentĂ©s Ă titre gĂ©nĂ©ral, Ă vĂ©rifier selon les textes en vigueur. L’isolement et la contention mĂ©canique sont conçus comme des pratiques de dernier recours, rĂ©servĂ©es aux patients en soins psychiatriques sans consentement, afin de prĂ©venir un dommage imminent. La dĂ©cision relève d’un psychiatre, pour une durĂ©e limitĂ©e et renouvelable dans des conditions encadrĂ©es, avec une surveillance et une traçabilitĂ© dans un registre. Le juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention peut Ăªtre saisi au-delĂ de certaines durĂ©es. La formation prĂ©vention de la violence en psychiatrie explique ce cadre avec le formateur, puis le relie Ă la pratique : qui dĂ©cide, qui surveille, ce que l’équipe Ă©crit et ce qu’elle transmet.
L’animation repose sur un instructeur de self-dĂ©fense (krav maga) spĂ©cialisĂ© en contention et en techniques de dĂ©fense, expĂ©rimentĂ© en psychiatrie et en mĂ©dico-social. Il conduit la partie gestuelle : protection, dĂ©gagements, intervention Ă plusieurs, contention en dernier recours. Le mĂªme formateur traite le cadre lĂ©gal de l’isolement et de la contention, puis la protection de l’agent après une agression, Ă titre gĂ©nĂ©ral. Il donne Ă©galement les repères de l’après-incident : dĂ©briefing d’équipe, fiche rĂ©flexes, orientation d’un collègue vers la mĂ©decine du travail ou la cellule d’écoute de l’établissement. Cette approche de terrain, du pratique au pratique, avec plus de la moitiĂ© de la journĂ©e en mises en situation, distingue la formation prĂ©vention de la violence en psychiatrie des modules purement comportementaux.
En intra, oui : le formateur se déplace dans votre hôpital, votre clinique ou votre structure médico-sociale, et la journée se construit sur vos incidents, vos locaux et vos procédures. À distance, non. La formation prévention de la violence en psychiatrie se donne uniquement en présentiel, car l’essentiel du travail passe par le corps et par le collectif : distance, posture, dégagement, intervention à plusieurs sur un patient agité. Ces gestes se corrigent en direct, avec un instructeur qui voit la main, l’appui et le placement de chacun. Une classe virtuelle ne permettrait ni la simulation ni la correction. Le format inter réunit des soignants de plusieurs établissements, tandis que le sur-mesure adapte la journée à une unité précise.
Plusieurs voies existent selon votre statut. Les établissements publics de santé mobilisent l’ANFH, dans le cadre du plan de formation de l’établissement ou des actions de pérennisation des compétences. Les cliniques, associations et structures médico-sociales privées passent par l’OPCO Santé, souvent au titre du plan de développement des compétences. La prévention des violences envers les soignants relève également de la politique de santé au travail de l’employeur, ce qui facilite l’arbitrage budgétaire. Le CIDFP, organisme certifié Qualiopi, fournit le programme détaillé, le devis et la convention nécessaires au dossier, puis les feuilles d’émargement et les attestations après la session. Une session intra sur 1 jour (7 h) revient généralement moins cher qu’une inscription individuelle dès six participants.
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