Formation gestion des risques opérationnels
Formation gestion des risques opérationnels
La formation gestion des risques opérationnels apprend en une journée à maîtriser le risque opérationnel au quotidien : approche par les processus critiques, auto-évaluation des risques et des contrôles (RCSA), collecte des incidents et des pertes, indicateurs de risque (KRI), contrôle permanent et plans d’action.
De plus, elle traite les risques majeurs (fraude, externalisation, risque informatique et cyber, continuité d’activité) et présente le cadre bancaire : définition et catégories de Bâle, règlement DORA, exigences de fonds propres CRR3. Ainsi, vous repartez avec des modèles prêts à l’emploi, en banque comme dans toute organisation.
Public ciblé
- Responsables et analystes risques opérationnels, correspondants risques
- Contrôleurs permanents et contrôleurs internes
- Managers et collaborateurs back office, middle office et directions des opérations
- Propriétaires de processus, responsables qualité, continuité d’activité ou sécurité de l’information
- Auditeurs internes et responsables conformité, en banque, assurance, gestion d’actifs ou entreprise
Prérequis
- Aucun prérequis technique ni mathématique
- Connaître les processus de son organisation ou de son activité
- Pour le module bancaire, une première expérience du secteur financier facilite le suivi
Objectif(s) de la formation
À l’issue de la formation, les participants seront capables de :
- Définir le risque opérationnel et classer un incident dans les sept catégories de Bâle
- Identifier les processus critiques et leurs points de fragilité
- Conduire une campagne RCSA pour évaluer risques inhérents, contrôles et risques résiduels
- Organiser la collecte des incidents et des quasi-incidents, puis en analyser les causes
- Piloter le dispositif avec des KRI, un plan de contrôle permanent et des plans d’action suivis
- Situer le cadre bancaire (principes de Bâle, DORA, CRR3) et rendre compte à la direction
- Description
- Modalités
- Informations complémentaires
- Financement
- Avis (0)
Description
Formation gestion des risques opérationnels : maîtriser au quotidien processus, incidents, contrôles et plans d’action
La formation gestion des risques opérationnels apprend, en une journée intensive, à faire fonctionner un dispositif de maîtrise du risque opérationnel au plus près des activités. En effet, le risque opérationnel naît rarement d’un événement spectaculaire : il se loge dans un processus mal maîtrisé, un contrôle qui ne fonctionne plus, une saisie erronée, un prestataire défaillant ou une fraude non détectée. Or, pour le réduire, il faut des outils concrets : une approche par les processus, des campagnes d’auto-évaluation des risques et des contrôles (RCSA), une collecte des incidents fiable, des indicateurs de risque et des plans d’action réellement suivis.
Cette formation suit donc le cycle de vie du risque opérationnel. D’abord, elle pose la définition de référence et les sept catégories d’événements de Bâle. Ensuite, elle part des processus critiques pour identifier et évaluer les risques avec la méthode RCSA, puis elle organise la collecte et l’analyse des incidents et des pertes, y compris les quasi-incidents. Par ailleurs, elle relie indicateurs de risque (KRI), contrôle permanent et plans d’action. Enfin, elle traite les risques opérationnels majeurs (fraude, externalisation, risque informatique et cyber, continuité d’activité) et présente le cadre propre au secteur bancaire et financier. Ainsi, chaque participant repart avec une méthode et des modèles applicables dès le lendemain, en banque, en assurance comme dans toute organisation qui dépend de processus critiques.
Programme de la formation gestion des risques opérationnels
➜ Module 1 – Comprendre le risque opérationnel
D’abord, vous posez un langage commun. En effet, une déclaration d’incident ou une cotation n’a de valeur que si tout le monde parle du même risque.
- ❯ La définition du Comité de Bâle : pertes résultant de processus internes, de personnes ou de systèmes inadéquats ou défaillants, ou d’événements extérieurs
- ❯ Ce que la définition inclut (risque juridique) et ce qu’elle exclut (risque stratégique et risque de réputation)
- ❯ Les sept catégories d’événements de Bâle : fraude interne ; fraude externe ; pratiques en matière d’emploi et sécurité du travail ; clients, produits et pratiques commerciales ; dommages aux actifs physiques ; interruption d’activité et défaillance des systèmes ; exécution, livraison et gestion des processus
- ❯ Risque opérationnel, risque de crédit, de marché et de liquidité : les frontières et les risques mixtes
- ❭ Atelier : classer une série d’incidents réels dans les sept catégories
➜ Module 2 – Approche processus et processus critiques
Ensuite, vous partez des activités. Ainsi, chaque risque est rattaché à un processus, à un propriétaire et à des contrôles identifiés.
- ❯ Construire ou exploiter un référentiel de processus : macro-processus, processus, activités
- ❯ Identifier les processus critiques et leurs dépendances : systèmes d’information, données, prestataires, compétences clés
- ❯ Repérer les points de fragilité : ressaisies, interfaces, validations manuelles, absence de séparation des tâches
- ❯ Les rôles : propriétaires de processus, correspondants risques, filière risques et contrôle permanent
- ❭ Atelier : dérouler un processus de bout en bout et repérer ses points de rupture
➜ Module 3 – Identifier et auto-évaluer les risques et les contrôles (RCSA)
Puis, vous animez l’évaluation avec les opérationnels. En effet, la méthode RCSA fait de ceux qui exécutent les processus les premiers évaluateurs de leurs risques.
- ❯ Préparer une campagne RCSA : périmètre, participants, calendrier, référentiel de risques et de contrôles
- ❯ Formuler un risque selon la logique cause, événement, conséquence
- ❯ Évaluer le risque inhérent, la conception et l’efficacité des contrôles, puis le risque résiduel
- ❯ Confronter l’autoévaluation aux faits : incidents, résultats de contrôles, constats d’audit, pour obtenir une cartographie opérationnelle crédible
- ❭ Atelier : conduire une mini-campagne RCSA sur le processus du cas fil rouge
➜ Module 4 – Collecter et analyser les incidents et les pertes
Ensuite, vous apprenez des événements survenus. Ainsi, la base incidents devient une source d’amélioration et non un simple registre.
- ❯ Organiser la collecte des incidents : définition de l’incident, critères et seuils de déclaration, circuit et délais de remontée
- ❯ Qualifier un incident : catégorie, processus, causes, impacts financiers et non financiers, pertes, récupérations
- ❯ Quasi-incidents, incidents frontières et incidents récurrents : pourquoi et comment les enregistrer
- ❯ Analyser les causes racines, lancer les actions correctrices et réviser la cartographie
- ❭ Atelier : rédiger et analyser une fiche incident complète
➜ Module 5 – Indicateurs de risque, contrôle permanent et plans d’action
Puis, vous pilotez dans la durée. En effet, des indicateurs bien choisis signalent la dérive avant l’incident, et les contrôles vérifient que les parades fonctionnent.
- ❯ Choisir des indicateurs clés de risque (KRI) : indicateurs avancés, fréquence, source des données, responsable
- ❯ Fixer des seuils et des alertes, définir l’escalade et éviter les faux signaux
- ❯ Articuler contrôles de premier niveau et contrôle permanent de second niveau : plan de contrôle, tests, traçabilité
- ❯ Construire et suivre un plan d’action : responsable, échéance, preuve de réalisation, mesure de l’efficacité
- ❭ Atelier : définir trois KRI et leurs seuils pour le processus du cas
➜ Module 6 – Les risques opérationnels majeurs
Ensuite, vous traitez les risques à fort impact. Ainsi, le dispositif couvre aussi les événements rares mais graves, grâce aux analyses de scénarios.
- ❯ Fraude interne et externe : signaux faibles, contrôles préventifs et détectifs
- ❯ Externalisation et prestataires : dépendance, suivi contractuel, plan de sortie
- ❯ Risque informatique et cyber : pour le secteur financier, les exigences du règlement DORA sur le risque informatique, les incidents, les tests et les prestataires
- ❯ Continuité d’activité et analyses de scénarios : construire un scénario plausible et en déduire des actions
- ❭ Atelier : scénario de défaillance d’un prestataire critique
➜ Module 7 – Cadre bancaire, reporting et culture du risque
Enfin, vous situez le dispositif dans son environnement. En effet, en banque, le risque opérationnel est encadré, mesuré et rapporté ; partout, il doit être compris par la direction.
- ❯ Les principes de saine gestion du risque opérationnel du Comité de Bâle, révisés en mars 2021
- ❯ En France, le cadre du contrôle interne bancaire fixé par l’arrêté du 3 novembre 2014
- ❯ Exigences de fonds propres en Union européenne : l’approche unique fondée sur l’indicateur d’activité (CRR3) et ses principes
- ❯ Reporting à la direction et au comité des risques, diffusion de la culture du risque et retour d’expérience
- ❭ Atelier : construire le tableau de bord « une page » du risque opérationnel
Le cadre de référence du risque opérationnel
Le Comité de Bâle définit le risque opérationnel comme le risque de pertes résultant de processus internes, de personnes ou de systèmes inadéquats ou défaillants, ou d’événements extérieurs. Cette définition inclut le risque juridique, mais exclut le risque stratégique et le risque de réputation. Par ailleurs, le Comité a révisé en mars 2021 ses principes de saine gestion du risque opérationnel (douze principes), qui citent parmi les outils d’identification et d’évaluation les données d’incidents, les autoévaluations des risques et des contrôles, les indicateurs et les analyses de scénarios.
Dans l’Union européenne, la plupart des dispositions du règlement CRR3 (règlement (UE) 2024/1623) s’appliquent depuis le 1er janvier 2025. Pour le risque opérationnel, il remplace toutes les approches de calcul antérieures par une approche unique, non fondée sur des modèles internes : la composante indicateur d’activité. De plus, le règlement DORA (règlement (UE) 2022/2554), applicable depuis le 17 janvier 2025, encadre la résilience opérationnelle numérique du secteur financier autour de quatre domaines : gestion du risque informatique, déclaration des incidents, tests de résilience et risque lié aux prestataires informatiques tiers. Enfin, hors secteur financier, aucun texte ne fixe une méthode unique : les outils présentés (RCSA, base incidents, KRI, plans d’action) restent toutefois des pratiques reconnues, transposables à toute organisation.
Les livrables de la formation
À l’issue de la journée, chaque participant dispose d’outils directement utilisables. En effet, il repart avec une grille de classement des incidents selon les sept catégories de Bâle, une trame de description de processus critique, un support de campagne RCSA, un modèle de fiche incident, une liste de KRI avec leurs seuils, un modèle de plan d’action et une trame de tableau de bord « une page ». De plus, le support de cours reprend l’ensemble des méthodes vues en formation.
Méthodes pédagogiques
La formation gestion des risques opérationnels repose sur une pédagogie active. Ainsi, un questionnaire de positionnement ouvre la session, puis les apports courts alternent avec des ateliers sur un cas fil rouge : classement d’incidents, campagne RCSA, fiche incident, choix de KRI, scénario et tableau de bord. Par ailleurs, les participants peuvent apporter un processus ou des incidents anonymisés de leur organisation pour les travailler en séance. Enfin, une évaluation des acquis clôt la formation.
Moyens d’encadrement
Chaque session est animée par un formateur spécialiste du risque opérationnel et du contrôle permanent, qui connaît les pratiques des établissements financiers comme celles des entreprises. En outre, un support de cours et les modèles d’outils (fiche incident, support RCSA, KRI, tableau de bord) sont remis aux participants. Enfin, une attestation de fin de formation est délivrée à chacun.
En inter, intra ou sur-mesure
La formation se déroule en présentiel ou en classe virtuelle. D’une part, en inter-entreprises, vous comparez vos pratiques avec des contrôleurs, des risk managers et des opérationnels d’autres secteurs. D’autre part, en intra, nous travaillons sur vos processus, votre base incidents et vos indicateurs. Enfin, la version sur-mesure peut cibler un secteur précis, par exemple la banque, l’assurance, la gestion d’actifs, l’industrie ou les services, ou approfondir un thème comme la fraude ou l’externalisation.
Passez à l’action
Vous souhaitez fiabiliser la collecte des incidents ou lancer votre première campagne RCSA ? Découvrez d’abord l’ensemble de nos formations, apprenez-en plus à propos du CIDFP, puis contactez-nous pour une session inter, intra ou sur-mesure. De plus, nos conseillers vous accompagnent pour identifier les financements mobilisables selon votre situation (OPCO, plan de développement des compétences).
Formations liées à découvrir : Risk management et audit des risques, Contrôle permanent en banque, DORA et résilience numérique et PCA/PRA et gestion de crise.
Ce programme de formation a été mis à jour le 20 octobre 2026
Méthodes pédagogiques
- Questionnaire de positionnement en début de formation
- Apports courts et cas fil rouge sur un processus critique
- Ateliers : classement d’incidents, campagne RCSA, fiche incident, KRI, scénario
- Travail possible sur un processus ou des incidents anonymisés de votre organisation
- Évaluation des acquis en fin de formation
Moyens d’encadrement
- Formateur spécialiste du risque opérationnel et du contrôle permanent
- Support de cours et modèles d’outils (fiche incident, support RCSA, KRI, plan d’action, tableau de bord)
- Suivi individualisé pendant les ateliers
- Attestation de fin de formation
Informations complémentaires
| Niveau | Débutant, Expert, Intermédiaire, Professionnel |
|---|---|
| Durée | 1 jour |
| Lieu | Inter, Intra, Sur-mesure |
| Ville | Bordeaux, Lille, Marseille, Nice, Paris |
Selon votre situation et l’éligibilité : OPCO, plan de développement des compétences. Le CIDFP, organisme certifié Qualiopi, vous accompagne dans le montage du dossier.
Dates & lieux
Vous pouvez tout de même nous proposer une période ou demander à être recontacté.
Pourquoi choisir cette formation ?
Cette formation gestion des risques opérationnels se concentre sur ce qui fait vivre un dispositif au quotidien : les processus, la RCSA, la collecte des incidents, les KRI, le contrôle permanent et le suivi des plans d’action. De plus, chaque outil est mis en pratique sur un cas fil rouge, de l’incident jusqu’au tableau de bord présenté à la direction.
Par ailleurs, elle couvre à la fois les entreprises et le secteur financier, avec un module dédié au cadre bancaire (Bâle, DORA, CRR3). En intra, nous travaillons sur vos processus, votre base incidents et vos indicateurs.
Foire aux questions
Selon le Comité de Bâle, c’est le risque de pertes résultant de processus internes, de personnes ou de systèmes inadéquats ou défaillants, ou d’événements extérieurs. Il inclut le risque juridique, mais exclut le risque stratégique et le risque de réputation.
Aux responsables et analystes risques opérationnels, contrôleurs permanents et internes, managers des opérations, propriétaires de processus, auditeurs et responsables conformité. Elle convient au secteur financier comme aux entreprises d’autres secteurs.
La formation dure une journée, en présentiel ou en classe virtuelle, en inter, en intra ou en version sur-mesure.
La RCSA (Risk and Control Self-Assessment) est une auto-évaluation des risques et des contrôles menée avec les opérationnels. Elle évalue le risque inhérent, la conception et l’efficacité des contrôles, puis le risque résiduel, processus par processus.
Il faut définir ce qu’est un incident, fixer des critères et des seuils de déclaration, organiser le circuit de remontée, puis qualifier chaque événement : catégorie, processus, causes, impacts et pertes. La formation fournit un modèle de fiche incident.
Un quasi-incident n’a pas causé de perte, mais il révèle une faille réelle. L’enregistrer permet de corriger un processus ou un contrôle avant que l’événement ne se reproduise avec des conséquences.
Fraude interne ; fraude externe ; pratiques en matière d’emploi et sécurité du travail ; clients, produits et pratiques commerciales ; dommages aux actifs physiques ; interruption d’activité et défaillance des systèmes ; exécution, livraison et gestion des processus.
Un KRI (Key Risk Indicator) est un indicateur clé de risque qui signale l’évolution d’une exposition avant la survenance d’un incident. Il s’accompagne de seuils d’alerte et d’une règle d’escalade.
La formation risk management couvre la gouvernance, l’appétence au risque, la cartographie globale et l’audit des risques. Celle-ci se concentre sur le risque opérationnel au quotidien : processus, RCSA, incidents, KRI, contrôle permanent et plans d’action.
Oui, dans le module sur les risques majeurs. DORA, applicable depuis le 17 janvier 2025 au secteur financier, couvre la gestion du risque informatique, la déclaration des incidents, les tests de résilience et le risque lié aux prestataires informatiques tiers.
Ses principes sont présentés : dans l’Union européenne, le règlement CRR3, dont la plupart des dispositions s’appliquent depuis le 1er janvier 2025, retient une approche unique fondée sur l’indicateur d’activité. Les calculs détaillés relèvent d’une version sur-mesure.
Selon votre situation et l’éligibilité du dispositif, elle peut être prise en charge par votre OPCO ou votre plan de développement des compétences. Le CIDFP, organisme certifié Qualiopi, vous accompagne dans vos démarches.
Découvrez d'autres formations sur le même thème
2 jours
Formation base du Credit Management
- Français
2 jours
Formation gestion du risque de marché
- Français

Formation modélisation des risques financiers
- Français
2 jours
Formation cartographie des risques
- Français
1 jour
Formation Cartographie des risques de corruption
- Français
2 jours
Formation risk management et audit des risques
- Français
Découvrez d'autres formations sur le même thème
Formation base du Credit Management
- Français
Formation gestion du risque de marché
- Français
Formation modélisation des risques financiers
- Français
Formation cartographie des risques
- Français
Formation Cartographie des risques de corruption
- Français
Formation risk management et audit des risques
- Français














































