Formation état civil
Formation état civil
Formation état civil : sécuriser les actes, les mentions et les délivrances, à jour des réformes 2026
Depuis l’été 2026, une demande de changement de prénom ne s’instruit plus comme avant. Le dossier doit contenir le bulletin n° 3 du casier judiciaire et un document relatif au FIJAIT et au FIJAISV. Les communes doivent aussi s’abonner à CertDC avant le 1er janvier 2027. La circulaire du 13 août 2025 a également précisé le traitement des mariages frauduleux. La formation état civil du CIDFP fait le point sur ces réformes en 2 jours (14 h). Elle reprend toutes les procédures : naissance, reconnaissance, nom et prénom, mariage, PACS, décès, mentions et délivrance des actes. Elle s’adresse aux agents et officiers de l’état civil, aux secrétaires généraux de mairie et aux élus installés en mars 2026.
La formation part des situations du guichet. Chaque procédure est travaillée sur des cas anonymisés. Les participants rédigent alors les actes et les mentions qui en découlent, notamment pour le nouveau dossier de prénom ou de nom. La pratique occupe environ la moitié du temps. Chaque participant repart avec des modèles d’actes et de mentions, une check-list du dossier de mariage et un tableau des réformes 2025-2026. La session existe en inter, en intra dans vos locaux ou en sur-mesure, en présentiel ou en classe virtuelle.
Public ciblé
- Agents d’état civil et des services population ou formalités
- Fonctionnaires et conseillers municipaux délégués dans les fonctions d’officier de l’état civil
- Secrétaires généraux de mairie et responsables des affaires générales
- Maires et adjoints élus en mars 2026
- Collaborateurs d’études notariales, d’opérateurs funéraires et de généalogistes successoraux
Prérequis
- Aucun prérequis technique
- Une première pratique du guichet d’état civil facilite les échanges, sans être exigée
- Les participants peuvent transmettre à l’avance leurs questions ou des cas anonymisés
Objectif(s) de la formation
- Appliquer les réformes 2025-2026 de l’état civil au quotidien du service
- Établir et mettre à jour les actes de naissance, de mariage et de décès sans erreur
- Instruire les procédures de prénom, de nom, de rectification et de PACS
- Repérer les situations de fraude et saisir le procureur à bon escient
- Description
- Informations complémentaires
- Avis (0)
- Modalités
- Financement
Description
Formation état civil : sécuriser les actes, les mentions et les délivrances, à jour des réformes 2026
– Les réformes 2025-2026 à appliquer au guichet
- Repérer les textes parus depuis 2025 et leur date d’entrée en vigueur : loi n° 2026-667 du 27 juillet 2026, décrets n° 2026-683 et n° 2026-697 de juillet 2026, circulaire du 13 août 2025.
- Mesurer leurs effets sur le prénom et le nom, le mariage, le décès et la délivrance des actes.
- Anticiper les échéances du 1er janvier 2027 : abonnement de la commune au téléservice CertDC et nouveaux modèles de certificat de décès.
- Organiser une veille simple pour le service : textes officiels, circulaires, réponses ministérielles.
– Le cadre et la responsabilité de l’officier de l’état civil
- Distinguer les officiers de plein droit (maire et adjoints), les conseillers municipaux délégués et les fonctionnaires délégués, puis les actes que chacun peut signer.
- Vérifier les arrêtés de délégation après le renouvellement des conseils municipaux de mars 2026.
- Situer le rôle du procureur de la République : contrôle, instructions, saisines obligatoires.
- Mesurer la responsabilité civile, pénale et disciplinaire de l’officier et de l’agent.
- Travailler avec l’Insee, le service central d’état civil de Nantes, les juridictions et les notaires.
– Les actes, les registres et les mentions marginales
- Rédiger un acte conforme : énonciations, forme, signatures, ratures et renvois.
- Tenir, clôturer, relier et conserver les registres, les tables et les pièces annexes, dont les attestations d’accouchement.
- Apposer les mentions marginales, envoyer les avis de mention et effectuer les transmissions à l’Insee.
- Corriger un acte : rectification administrative des erreurs matérielles (art. 99-1 C. civ.), rectification judiciaire, annulation.
– La naissance, la reconnaissance et la filiation
- Dresser l’acte de naissance : délai, déclarant, choix des prénoms, signalement au procureur.
- Recevoir une reconnaissance avant ou après la naissance, par un parent étranger ou pour un enfant né à l’étranger, en contrôlant les pièces exigées.
- Repérer une reconnaissance frauduleuse et saisir le procureur (art. 316-1 C. civ.).
- Intégrer la reconnaissance conjointe anticipée à l’acte de naissance, puis traiter l’adoption, le jugement déclaratif de naissance et le procès-verbal de découverte d’enfant.
– Le prénom et le nom après la loi du 27 juillet 2026
- Instruire une demande de changement de prénom (art. 60 et 60-1 C. civ.) avec les nouvelles pièces : bulletin n° 3 du casier judiciaire et document relatif à l’inscription au FIJAIT et au FIJAISV.
- Appliquer les mêmes exigences au changement de nom par déclaration (art. 61-3-1 et 61-3-2), réservé depuis le 29 juillet 2026 aux personnes dont l’acte de naissance est détenu par un officier de l’état civil français.
- Saisir le procureur lorsque le demandeur a été condamné pour certaines infractions ou figure dans l’un de ces fichiers, puis informer le demandeur.
- Mettre à jour les actes sur pièces apportées par l’usager, sans passer par le parquet : décret de changement de nom avec ampliation et certificat de non-opposition depuis le 1er septembre 2025 (décret n° 2025-619), jugement de changement de prénom avec justificatif du caractère exécutoire depuis le 1er octobre 2026 (décret n° 2026-683).
- Distinguer le changement de nom par décret, la déclaration conjointe de choix de nom et le nom d’usage.
- Prévenir l’usager que ses titres d’identité deviennent invalides trois mois après la mise à jour de son acte de naissance.
– Le mariage et le PACS
- Constituer et contrôler le dossier de mariage, puis publier les bans.
- Apprécier l’intention matrimoniale : audition commune, puis audition séparée des futurs époux si nécessaire (art. 63 C. civ.).
- Réagir à un soupçon de mariage frauduleux ou forcé selon la circulaire du 13 août 2025 : saisine du procureur (art. 175-2), réponse du parquet sous 15 jours, sursis ou opposition.
- Célébrer le mariage, rédiger l’acte et accomplir les formalités qui suivent.
- Enregistrer, modifier et dissoudre un PACS, puis mettre à jour les actes après un divorce.
– Le décès
- Dresser l’acte de décès au vu du certificat, que peut aussi établir un infirmier habilité depuis les décrets du 22 avril 2025.
- Recevoir le certificat de décès électronique par CertDC, auquel chaque commune doit s’abonner avant le 1er janvier 2027 (décret n° 2026-697 du 28 juillet 2026).
- Repérer les deux nouveaux modèles de certificat de décès applicables au 1er janvier 2027 (arrêté du 20 août 2026).
- Transcrire un acte de décès, un jugement déclaratif de décès ou d’absence.
- Établir un acte d’enfant sans vie et orienter les familles vers le notaire pour la succession.
– Copies, extraits, livret de famille et dématérialisation
- Délivrer copies intégrales et extraits selon la qualité du demandeur, sans exiger systématiquement un titre d’identité (rappel de la circulaire du 5 mai 2026).
- Utiliser les formulaires multilingues européens (règlement (UE) 2016/1191) et les distinguer des extraits plurilingues.
- Mettre à jour le livret de famille et délivrer un second livret.
- Échanger les données d’état civil par COMEDEC et orienter l’usager vers l’apostille, délivrée par les notaires depuis le 1er mai 2025.
– L’état civil et l’international
- Apprécier la force probante d’un acte étranger (art. 47 C. civ.) et exiger légalisation ou apostille selon le pays.
- Traiter la demande d’une personne qui dispose aussi d’un acte de naissance étranger : preuve que le prénom ou le nom de cet acte est identique à celui demandé (art. 60-1 et 61-3-2).
- Situer le rôle du service central d’état civil et de l’OFPRA pour les réfugiés et apatrides.
- Repérer les indices de fraude documentaire et savoir à qui s’adresser.
– Atelier de synthèse : une semaine au guichet
- Rédiger un acte et ses mentions à partir de cas anonymisés.
- Instruire un dossier complet de changement de prénom sous le régime de la loi du 27 juillet 2026.
- Résoudre les questions les plus fréquentes au guichet, puis repartir avec une check-list par procédure.
Formats : inter, intra et sur-mesure
La formation état civil dure 2 jours (14 h), en présentiel ou en classe virtuelle. La session inter réunit des agents de plusieurs communes, ce qui permet de comparer les pratiques de guichet.
La session intra se tient dans votre mairie ou à distance, avec vos cas, vos modèles et les questions en cours dans le service. Le format sur-mesure cible un public ou un thème, par exemple les élus et les fonctionnaires délégués installés après les municipales de mars 2026.
Une journée centrée sur l’actualité 2026
Une équipe déjà formée peut retenir, en sur-mesure, une journée consacrée aux seules réformes 2025-2026 : prénom et nom, CertDC, mariages frauduleux et délivrance des copies. Le CIDFP construit ce programme à partir des chapitres ci-dessus.
Passez à l’action
Vous préparez la mise à jour de votre service ou l’arrivée de nouveaux agents ? Contactez le CIDFP afin d’organiser une session intra ou de recevoir les prochaines dates inter. Découvrez aussi l’ensemble de nos formations et qui nous sommes.
Les repères juridiques sont présentés à titre général, à vérifier selon les textes en vigueur.
Formations liées à découvrir : détection de la fraude documentaire, détection de la fraude identitaire, accueil du public difficile dans le service public, laïcité et diversité dans la fonction publique, ainsi que cybersécurité dans la fonction publique.
Informations complémentaires
| Niveau | Débutant, Intermédiaire |
|---|---|
| Durée | 2 jours |
| Lieu | Inter, Intra, Sur-mesure |
- Explications accessibles des textes, illustrées par des situations réelles de guichet
- Lecture commentée des réformes 2025-2026 : loi du 27 juillet 2026, décrets de juillet 2026, circulaire du 13 août 2025
- Ateliers pratiques (environ 50 % du temps) : rédaction d’actes et de mentions, instruction de dossiers, cas de fraude
- Quiz de positionnement, quiz final et échanges sur les pratiques des communes représentées
- Livrables : modèles d’actes et de mentions, check-list du dossier de mariage, grille d’entretien des futurs époux, tableau des réformes 2025-2026, tableau « qui peut obtenir quelle copie »
- Formateur juriste ou avocat, spécialiste du droit des personnes et de l’état civil, à jour des réformes 2025-2026
- Présentations illustrées, extraits de textes et modèles d’actes projetés et commentés
- Exercices tout au long des deux jours : « reconnaissance par un parent étranger », « dossier de mariage incomplet », « changement de prénom avec bulletin n° 3 », « mention de divorce à apposer », « copie demandée par un tiers »
- Quiz de positionnement en début de formation et quiz final
- Supports, modèles et check-lists remis à chaque participant au format numérique
- Temps d’échange en fin de journée et assistance post-formation par courriel
Pour une commune ou un EPCI, la formation s’inscrit dans le plan de formation de la collectivité et se finance sur son budget formation. Une entreprise (étude notariale, opérateur funéraire, généalogiste) peut la financer par son plan de développement des compétences ou, selon ses critères, par son OPCO. Le CIDFP, organisme certifié Qualiopi, vous accompagne dans le montage du dossier.
Dates & lieux
Vous pouvez tout de même nous proposer une période ou demander à être recontacté.
Pourquoi choisir cette formation ?
Une erreur dans un acte se corrige par une rectification, parfois devant le juge. Une procédure mal instruite engage l’officier de l’état civil et la commune. La formation donne aux équipes une méthode à jour pour traiter chaque demande au guichet.
- Un programme à jour des textes de 2025 et 2026, dates d’entrée en vigueur comprises
- Deux jours pour couvrir toutes les procédures, au lieu d’une série de modules séparés
- Une pédagogie de guichet : actes, mentions et dossiers rédigés sur des cas réels anonymisés
- Des outils prêts à l’emploi : modèles, check-lists et tableau des réformes
- Une session intra possible sur les cas et les pratiques de votre commune
Résultat attendu : des agents et des officiers capables d’appliquer les réformes 2026 et de sécuriser chaque acte qu’ils dressent ou délivrent.
Foire aux questions
La formation état civil du CIDFP dure 2 jours (14 h) et couvre l’ensemble des procédures tenues en mairie. Elle s’ouvre sur les réformes 2025-2026 et leurs dates d’entrée en vigueur. Elle traite le cadre et la responsabilité de l’officier de l’état civil, la rédaction des actes, la tenue des registres et les mentions marginales. Les chapitres suivants portent sur la naissance, la reconnaissance et la filiation, le prénom et le nom, le mariage et le PACS, puis le décès. La formation aborde aussi la délivrance des copies et extraits, le livret de famille, la dématérialisation et les actes étrangers. Un atelier de synthèse clôt la deuxième journée : les participants rédigent des actes et des mentions à partir de cas anonymisés.
Le programme est à jour des textes parus jusqu’à l’automne 2026. La loi n° 2026-667 du 27 juillet 2026 modifie le changement de prénom et le changement de nom par déclaration. Le décret n° 2026-683 du 27 juillet 2026 confie au demandeur la transmission du jugement de changement de prénom, depuis le 1er octobre 2026. De la même façon, depuis le 1er septembre 2025, le bénéficiaire d’un changement de nom par décret demande lui-même la mention en marge de ses actes (décret n° 2025-619). Pour les décès, le décret n° 2026-697 du 28 juillet 2026 organise la réception des certificats électroniques par les communes. La formation état civil reprend aussi la circulaire du 13 août 2025 sur les mariages frauduleux. Elle couvre également les apostilles, délivrées par les notaires depuis le 1er mai 2025, et les certificats de décès établis par des infirmiers.
Depuis le 29 juillet 2026, le changement de prénom (article 60 du Code civil) a un champ plus restreint. Il est réservé aux personnes dont l’acte de naissance est détenu par un officier de l’état civil français. La même règle vaut pour le changement de nom par déclaration (article 61-3-1). Le dossier comprend désormais le bulletin n° 3 du casier judiciaire. Il contient aussi un document indiquant si le demandeur est inscrit au FIJAIT et au FIJAISV. Pour le prénom, cette exigence vise les majeurs et les mineurs de plus de 13 ans. Si le demandeur a été condamné pour certaines infractions ou figure dans un fichier, l’officier saisit le procureur de la République. La formation état civil détaille ces pièces, la saisine du parquet et la mise à jour des actes, avec un exercice d’instruction complet.
La formation état civil s’adresse aux agents d’état civil et des services population. Elle vise aussi les fonctionnaires et conseillers délégués dans les fonctions d’officier de l’état civil, et les secrétaires généraux de mairie. Elle concerne également les maires et adjoints élus en mars 2026. Ils exercent ces fonctions au nom de l’État, sous le contrôle du procureur de la République. Les agents en prise de poste y trouvent les bases, et les agents confirmés une mise à jour complète des réformes 2025-2026. Les collaborateurs d’études notariales, d’opérateurs funéraires ou de généalogistes successoraux, qui manipulent des actes au quotidien, peuvent la suivre. Aucun prérequis technique n’est demandé.
Le chapitre consacré au mariage s’appuie sur la circulaire du 13 août 2025 relative à la lutte contre les mariages frauduleux. Les participants apprennent à apprécier l’intention matrimoniale à partir du dossier et de l’audition des futurs époux. L’audition séparée, prévue à l’article 63 du Code civil, est travaillée en mise en situation. Ils s’exercent aussi à saisir le procureur en cas d’indices sérieux (article 175-2), avec une saisine étayée. La circulaire demande au parquet de se prononcer sous 15 jours. Elle rappelle qu’une situation administrative irrégulière appelle la vigilance, sans constituer à elle seule une preuve. La formation état civil fournit une grille d’entretien des futurs époux et une check-list du dossier de mariage.
Le décret n° 2026-697 du 28 juillet 2026 organise la réception du certificat de décès électronique par les communes. Chaque commune doit s’abonner au téléservice CertDC avant le 1er janvier 2027. À cette date, deux nouveaux modèles de certificat s’appliquent, selon un arrêté du 20 août 2026. Le premier vise les décès d’enfants de moins d’un an, hors mort-nés, le second tous les autres décès. Depuis les décrets du 22 avril 2025, un infirmier volontaire et formé peut aussi établir le certificat. Cette faculté est exclue en cas de mort violente manifeste, ou de décès sur la voie publique ou dans un lieu public. La formation état civil intègre ces changements à la rédaction de l’acte de décès, à la transcription et à l’acte d’enfant sans vie.
Oui. En intra, la formation état civil se tient dans vos locaux ou en classe virtuelle. Elle peut réunir les agents d’une commune, d’une intercommunalité ou de plusieurs communes voisines. Le formateur part alors de vos modèles, de vos cas récents et des questions en cours au guichet. En inter, la session réunit des agents de plusieurs collectivités, ce qui permet de comparer les pratiques. Le format sur-mesure cible un public ou un thème. Il peut s’agir d’une journée sur les seules réformes 2025-2026, ou d’un module pour les élus installés en mars 2026. La durée de référence reste de 2 jours (14 h) pour couvrir l’ensemble du programme.
La formation état civil coûte 1 890 € TTC par participant en session inter, pour 2 jours (14 h). En intra, le tarif est de 3 780 € TTC par groupe pour les 2 jours. Le format sur-mesure fait l’objet d’un devis, à partir de 3 780 € TTC. Pour une commune ou un EPCI, la formation s’inscrit dans le plan de formation de la collectivité et se règle sur son budget formation. Une entreprise, par exemple une étude notariale ou un opérateur funéraire, peut la financer par son plan de développement des compétences. Selon ses critères, son OPCO peut aussi intervenir. Le CIDFP, organisme certifié Qualiopi, établit la convention de formation et vous accompagne dans le montage du dossier.
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